samedi 12 mars 2011

La maman du schizophrène (première partie)

J’avais expliqué, ce mardi, la grande introspection personnelle entamée depuis mon hospitalisation au centre de Rocheplane, ce grand manque affectif que je ressentais jeune adulte et finalement la schizophrénie qui s’en est suivie.

J’en avais bien sur identifié quelques causes externes comme notre déménagement en Savoie à St Jean de Maurienne à l’âge de 9 ans, en 1972, qui fut pour moi une grande souffrance psychologique, la deuxième, en intensité, dans ma vie, après la mort de papa (qui surviendra beaucoup plus tard, heureusement).

Un père absent ou semblant l’être (ce qui revient finalement pratiquement au même) et une mère hyper protectrice sont la deuxième cause identifiée.

D’aussi loin que je m’en souvienne, ma mère m’a toujours présenté le monde extérieur au cocon familial comme dangereux, voir toxique.

Mes parents n’ont jamais valorisé ni félicité leurs enfants quand ces derniers réussissaient quelque chose dans la vie. Cela était "la moindre des choses".
Ma mère tellement handicapée des sentiments  (certainement parce que son père est décédé lorsqu’elle avait 6 ans) ne nous a jamais manifesté le moindre encouragement autrement que par  le biais matériel (ce qui était facile étant donné le travail acharné de papa qui l’éloignait souvent de la maison).

Elle régnait sur son petit monde en gentil despote nous évitant toute tache liée aux contraintes extérieures ……..


 A suivre.

1 commentaire:

orfeenix a dit…

Quel témoignage émouvant, les mères ne se rendent pas compte que l' évidence de l' amour gagne à être plus démonstrative et qu' un enfant a toujours besoin d' être rassuré sur sa valeur,ce bel article va contribuer à me rendre encore plus attentionnée, merci.