lundi 13 janvier 2014

L’égocentrisme sous l'éclairage bouddhiste



« Quand nous pensons continuellement “moi ! moi ! moi !” et ne parlons que de nous-mêmes, nous réduisons considérablement la dimension du monde que nous voulons nôtre, et les événements qui se produisent dans la sphère étroite de cet égoïsme nous affectent profondément et troublent à coup sûr notre paix intérieure. La situation est très différente quand nous nous sentons en premier lieu concernés par les autres, quand nous pensons que ces derniers sont si nombreux que nos préoccupations personnelles, en comparaison, sont négligeables.
Si, de plus, notre désir est de résoudre leur souffrance, celle-ci, loin de nous décourager, ne fait que renforcer notre courage et notre détermination, à l'inverse de l’apitoiement sur soi qui nous déprime et sape notre courage ».


Enseignements oraux donnés à Schvenedingen en Allemagne, 1998. 
FOURTEENTH DALAI LAMA, TENZIN GYATSO (b. 1936)

jeudi 2 janvier 2014

2014

Il se peut bien que 2014 soit une putain d'année.
Non pas parce que la crise systémique de l'économie va encore s'amplifier mais parce que 2014 marquera, pour moi, l'arrêt des neuroleptiques.

Ceci n'est pas une résolution.
Les résolutions nous focalisent sur nos défauts et nous empêchent le passage à l'acte, celui du changement. Les résolutions nous enkystent dans ce que nous voulons justement modifier.

Quand j'avais 21 ans, il y a 30 ans, les psychiatres m'ont étiqueté schizophrène. J'ai vécu avec cette stigmatisation si longtemps qu'aujourd'hui, j'ai l'impression d'avoir toujours été un malade mental. Pourtant, quand je dresse le bilan provisoire de ma vie, je m’aperçois que je l'ai menée de main de maître. Les seuls cotés obscures de mon existence sont justement liés à ce diagnostique sans appel.
Que je sois schizophrène, ou pas ... finalement : quelle importance ?

Cette vie, c'est la mienne. Je n'ai finalement que trop laissé des tiers décider ce qui était bon, ou pas, pour moi. C'est dans la peur de la "rechute" que ma vie a été organisée. Ma maladie est celle de la crainte, celle de l'hypothèse défavorable. Et ça, c'est assez stupide. Je ne peux plus vivre dans la peur de ....
Parce que justement, j'ai encore plein de choses à faire (avec les enfants notamment), je ne peux, ne veux plus me laisser diriger par cette théorie de la peur.
Les "gardes fous" que sont les médicaments et la psychiatrie (par définition) sont devenus la plus contraignante des prisons.

Cette année, je fais péter les barreaux, je m'évade de ce carcan, les chaines sont trop lourdes.

Tant pis si c'est une connerie ... au moins j'aurai essayé.



#J'aime2014
 #Ilove2014