mercredi 9 avril 2014

Réduction du traitement et prise de conscience

     


Voilà plus d'un trimestre que je n'ai posté ici. La raison en est simple : depuis le début de l’année, j'ai entrepris une réduction progressive du traitement. visant son arrêt à terme. Et je me concentre sur ce point.
Depuis quelques temps déjà, je suis bien entouré et il m'a fallu tout un travail pour que mes soignants et mon entourage me suive dans cette démarche d’arrêt du traitement. 
Pour la plupart d'entre eux, le statu-quo obtenu depuis ces dernières années semblait satisfaisant et suffisant puisqu'il me permettait de mener une vie très correcte. 
C'est vrai que vu comme ça, je donnais le change et que rien ne laissait plus soupçonner une quelconque pathologie psychiatrique. Bonne insertion sociale, professionnelle et familiale sont des choses auxquelles je travaille depuis des années et que, visiblement, j'ai réussis. 
Cependant, je voulais aller plus loin et m’affranchir totalement de la psychiatrie et surtout de la pharmacopée ; Rude tâche mais aussi beau challenge !
Pour moi ce retour à une vie sans médicament est important. 
Si depuis 30 ans, j’ai tissé mon existence autour de la schizophrénie, je ne pouvais concevoir la fin de ma vie avec elle et surtout avec les médicaments. Mon chemin, par les rencontres, par l’expérimentation de diverses techniques de soins parallèles m’a donné l’espoir que cela était possible.
Je suis peut-être dans l’erreur et ça c’est l’avenir qui le dira. 
Puisse que j’ai eu son aval, j’entreprends donc avec mon psychiatre savoyard, le Dr Séchier, un programme établi par lui très très progressif de réduction de l’Abilify.
Depuis début janvier, tout doucement et par palier de 2 mois, j’ai réduit les doses par 3, et, au lieu des 5mg/jour, aujourd'hui, je ne prends plus que 5mg tous les 3 jours.

Je vous tiendrai au courant de la suite des événements mais 


jusqu’ici tout va bien. 




4 commentaires:

Anonyme a dit…

c'est d'une intelligence sans pareil pierre louis j'approuve ton jugement sur ce point et ta démarche je pense exactement comme toi SAUF QUE si ça ne va pas il ne faudra pas perdre espoir et doser encore les medocs toujours accompagné biz et bonne journée choupette/coupette

Anonyme a dit…

biz

Pierre-Louis GOIRAND a dit…

Ce qui est difficile c'est que la lucidité amène un état critique aussi, vis à vis de mon boulot et de la société notamment. Et ça c'est dur à vivre pour mon entourage. Je suis donc parfois tenter de me ré-occire la tête au cachetons. D'autant plus que le sommeil est moyen dans la période.

medifil a dit…

C'est une bonne nouvelle ! Oui, c'est hyper important pour nous tous de continuer la vie sans médicaments, car tôt ou tard, la prise des médicaments à long terme pourrait survenir des effets secondaires