vendredi 28 avril 2017

SCHIZOMANIES - Réécriture du blog

Je n'avais pas donné de signe de vie depuis longtemps tout au mieux quelques liens de temps en temps, je ne savais plus où j'en étais vis à vis de mon étiquette de schizophrène.

Partagé entre honte et culpabilité, ma vie entière a été modifiée par l'implacable diagnostic: " FOU ".

En admettant que ce qui nous ne nous tue pas nous rende plus fort, je n'ai jamais pu trouver d'aspects positifs à cette maladie sauf celui d'avoir développé en moi de belles ressources pour survivre en milieux hostiles.

Au moment de la première injection, il y a 31 ans, peut-être même avant, ma vie a été réécrite pour foirer de toute façon. J'ai été maltraité par les institutions, par mes supérieurs hiérarchiques, par mess collègues, par mes parents, par certains qui se disaient être mes amis. J'ai surtout été maltraité dans mon âme.

La société pour laquelle je travaille va tellement mal, qu'elle a dû mandater une psychologue du travail pour gérer notre malaise professionnel. Cette dame, que je ne peux que remercier, en me parlant des théories de Palo Alto et de la Double Contrainte, a commencé à changer ma vision sur mon propre parcours.
L'équipe de C3R a fini ce boulot. (Merci à elle)

Depuis, une relecture  puis une réécriture du blog entier s'imposent au regard du changement de lecture de la pathologie et de ma manière de l'analyser.




Par honnêteté et parce que ce que j'ai écrit, je l'ai cru vrai à ce moment précis, il ne s'agira que d'une correction en rouge de mon brillant parcours en psychiatrie. Il vous faudra donc remonter le temps et le flux de ce blog pour comprendre la chose fondamentale qui m'a libéré, d'abord, de mes croyances, et ensuite de la schizophrénie.

Après un arrêt de 2 ans de tout médicament antipsychotique, le mois de février 2017 fut celui de la rechute suivie d'une brève ré-hospitalisation.

2 commentaires:

Ax6 a dit…

Ne jamais prendre un schizo pour un con. C'est parce qu'il est bien plus conscient de la réalité que vous que cela le rend malade.

phase 3 a dit…

Tu sais, Axel, même si j'ai jadis véhiculé des idées un peu prosélytes comme ça, moi aussi, j'ai du mal aujourd'hui à penser comme ça,tout simplement parce que j'ai déjà croisé des schizophrènes cons. (A commencer par moi-même, ma couille). Même la souffrance, qui caractériserait cette pathologie, n'est pas toujours si évidente.
Bises mon poto.