lundi 20 novembre 2017

Paix des familles et CNV

Aujourd'hui, je n'avais plus envie de conflits familiaux, ni avec Judith et les kids (Voodoofamily) que j'aime par dessus tout, ni avec mes beaux-parents, et surtout, ni avec ma mère et mes sœurs. 
Je ne vais pas passer ma vie à leur faire ces procès qui ne mènent à rien. Ou, plutôt, qui n'apportent rien d'autre chez moi qu'une certaine rumination en nourrissant une aigreur permanente. D'autant plus que j'ai maintenant la certitude que chacun (et chacune) ait vraiment de son mieux avec ce qu'il a, avec sa propre histoire personnelle.

Même si j'ai encore beaucoup de chemin à parcourir, la Communication Non Violente et la méditation m'ont appris que nos vies ne sont que ce que nous en faisons et que, parce que cela empêche de grandir, ressasser le passé est (comme la fumée) toxique pour soi et pour son entourage.


 

vendredi 1 septembre 2017

Bye bye C3R :

Après 2 années de test, de soins et surtout de réflexion, j'ai dit au revoir hier à C3R.

Je remercie ici Claire DELORME qui, par ses tests neuropsychologiques, m'a fait comprendre que mon cerveau n'était pas complètement mort, Laurent BERTHE qui m'enseigna la méditation PC, Claudine DAMOND qui m'a écouté patiemment pendant de longues heures (et qui m'offrait toujours un café), les Docteurs KASTLER, DEBREUCQ, LEINIER et GOUACHE.



Même si je n'ai pas réussi à vivre sans médicament, l'équipe m'a permis de faire un point sur la pathologie schizoïde et de faire de vrais choix de vie. Aujourd'hui,  surement parce que j'accepte les neuroleptiques, une certaine sérénité à gagner le foyer et les choses se présentent sous de nouveaux hospices (je ne sais pas encore si ce sont les meilleurs).

So long & bye bye ...

mercredi 30 août 2017

Test amusant:

Pour vous rendre compte de la stigmatisation (consciente ou non) vis à vis de la maladie mentale, voici une expérience amusante :

Dans une réunion publique comme, par exemple, un vernissage, quand vous rencontrez d'autres personnes jusqu'à là inconnues et  que la discussion devient courtoise et sympathique, lâchez un : « En fait, je suis schizophrène ... » et observez, alors, la réaction de ces personnes pourtant si courtoises et si sympathiques ...

... en général, c'est un très bon moyen pour faire le vide autour de soi.

dimanche 14 mai 2017

Je souffre et je ne sais même plus pourquoi.



J'ai dans mon entourage des fonctionnaires qui se sentent jalousés car ils ont la sécurités de l'emploi, des professions libérales qui se sentent jalousées car elles ont un certain prestige, des salariés du privé qui se sentent jalousés car ils ont un boulot, des chômeurs qui se sentent jalousés car ils sont (encore) indemnisés .... et même un ou deux handicapés ou invalides qui, eux, aussi se sentent jalousés car ils touchent l' A.A.H sans rien faire. Ce sont les gens de mon entourage, mes proches. Chacun vaquant à son destin, s'en sortant avec plus ou moins de bonheur quand il faut vivre tout simplement.
Au milieu de ce bordel, je tente de sortir la tête hors de l'eau, d'être un bon mari, d'être un bon papa, de ne pas sombrer dans la dépression, de sourire, de faire le con, l'amuseur .... mais, 
On dit que les clowns sont les gens les plus désespérés ... et je crois que c'est vrai.
Quand mon copain l'herboriste dit HP, il ne me pense pas hopital psychiatrique mais haut potentiel. Il me parle de sentiments et d'émotions qui seraient une force. Pourtant, avant du recul, il me semble que mon hypersensibilité n'a généré que beaucoup de problèmes. La révolte de ma jeunesse s'est peu à peu transformée en aigreur, en renoncement.



Il y a d'abord eu cette incompréhension familiale qui est à l'origine de la première hospitalisation. Cette immersion maternelle dans mon intimité la plus profonde. Le non respect du jeune homme que j'étais et le manque de confiance de mes parents. Les gens de Palo Alto appellent cela la Double Contrainte: Comment faire plaisir à papa et maman en devenant l'homme que je rêvais de devenir ?
Mission impossible !
Foirage complet qui amena mes parents à me confier aux psychiatres ou dysfonctionnement de mon cerveau ? (Je n'ai pas encore la réponse).
Longtemps, j'ai gardé la souffrance liée à ce manque de compréhension familiale initial comme un incicatrisable stigmate.
Le travail en milieu non protégé (dans le nucléaire civil !!!) pendant une trentaine d'année ne m'a jamais aidé à me sentir mieux, bien au contraire. Il était extrêmement idiot de penser que le monde de l'entreprise et ses contraintes aurait pu m'aider à aller mieux.

                                   Depuis ce mois de mars 2017, je suis en invalidité.

vendredi 3 février 2017

Il fait très froid et je vais de plus en plus mal

Ce début janvier 2017 est très froid à Grenoble. L'atelier est impraticable car il n'y a qu'un ou deux degrés de différence avec l'extérieur. Mes seules sorties sont dédiées à mes rendez-vous à C3R (psychologue et cours de méditation). J'ai également l'impression que la pleine conscience me prive de projets, de projection dans le futur.
Malgré cela, je m'éparpille et il me semble que je vais dans tous les sens à la fois. Je ne reconnais pas - ou plutôt fait semblant de ne pas reconnaître - les symptômes de la maladie qui reviennent.  Pourtant, je téléphone au Docteur SECHIER pour un rendez-vous dès que possible. Il doit quand même y avoir quelque chose d'inconscient en moi qui me dit que ça ne va pas.



Une inquiétante étrangeté m'envahit alors que je séjourne chez des amis savoyards et où je tente une mise au vert infructueuse pendant une courte semaine. Le vendredi 3 février 2017, je leur demande donc de me conduire à l’hôpital psychiatrique de Bassens. Je sais alors que je risque d'y passer un moment.

dimanche 8 janvier 2017

Début 2017

Je porte beaucoup d'espoirs en l'année qui commence,




mais à cause du froid, je ne sors plus tellement de l'appartement.
                                                                           Je suis toujours en arrêt maladie.

Depuis le burn-out de fin août 2015,  je ne peux plus adhérer du tout aux valeurs de Rolls Royce Civil Nuclear, société dans laquelle je travaille pourtant depuis juillet 1988; 29 ans pendant lesquelles je me suis accroché aux branches avec souvent beaucoup de souffrances et de questionnements.
Mon accès délirant, début 1990, à la centrale de Saint-Laurent-Des-Eaux était, je pense, une première décompensation liée au travail dans ce contexte de déplacements extrêmement stressants et épuisants dans les réacteurs nucléaires.


L'isolement en ce début d'année, amène, encore plus, de questionnements sur mon job et mon attachement au monstrueux lobby atomique

                                La reprise imminente  du boulot me déglingue encore plus.