samedi 4 février 2017

Weekend délirant

Le samedi 4 février et le dimanche 5, mon cerveau est comme déconnecté.

Je ne sais pas si cela vient de la reprise de fortes doses d'Aripiprazole (générique de l'Abilify - 30 mg) mais pendant 2 jours, je suis comme inconscient et délire beaucoup.

Comme je devais pas mal les gonfler, les infirmières et infirmiers ont choisi de m'enfermer dans ma chambre. Je me rappelle aussi avoir râlé car ils m’administraient 30 mg matin, midi et soir au lieu des 30/0/0. Mais quelle est la part du délire ? 

Aujourd'hui, je ne sais toujours pas ce qui a été réel et ce qui a été " déliré ". De cette période, il ne subsiste que des sorte de "songes" tellement marquants, qu'ils sont devenu plus ou moins la (ma) réalité.

Même s'il y avait dans mon esprit une forte distorsion du temps et de la position géographique, contrairement à un rêve, le souvenir de ces 2 jours de délire persiste et s’intègre, par taches floues, dans la réalité de mon vécu, comme le font les souvenirs. Il m'est pratiquement impossible de trier ce qui est une pure projection de mon cortex délirant et ce qu'il s'est réellement passé pendant ce weekend-là à l’hôpital psychiatrique de Bassens.

Il y avait tout un délire avec la mort, un déplacement de ma conscience dans le cosmos, un fil d'Ariane perdu et retrouvé par les larmes de ma fille Marilou et où je ressuscitais ce samedi après-midi dans la chambre de l'hôpital et dans un autre délire.
Judith était donc venue me rendre visite l'après-midi avec les enfants et j'avais réussi à la convaincre de l'imminence de la fin du monde. Un Agamemnon, par basculement des pôles et une vague submersive, auquel, nous échappions juste après ma fugue de la clinique ce samedi soir et grâce à un refuge dans la montagne ....Nous créions ensuite une nouvelle civilisation (assez mégalo, à y réfléchir, ce songe).

Bien sûr personne n'était venu me visiter ce samedi et ce dimanche-là. 



vendredi 3 février 2017

Il fait très froid et je vais de plus en plus mal

Ce début janvier 2017 est très froid à Grenoble. L'atelier est impraticable car il n'y a qu'un ou deux degrés de différence avec l'extérieur. Mes seules sorties sont dédiées à mes rendez-vous à C3R (psychologue et cours de méditation). J'ai également l'impression que la pleine conscience me prive de projets, de projection dans le futur.
Malgré cela, je m'éparpille et il me semble que je vais dans tous les sens à la fois. Je ne reconnais pas - ou plutôt fait semblant de ne pas reconnaître - les symptômes de la maladie qui reviennent.  Pourtant, je téléphone au Docteur SECHIER pour un rendez-vous dès que possible. Il doit quand même y avoir quelque chose d'inconscient en moi qui me dit que ça ne va pas.



Une inquiétante étrangeté m'envahit alors que je séjourne chez des amis savoyards et où je tente une mise au vert d'une courte semaine mais le vendredi 3 février 2017, je leur demande de me conduire à l’hôpital psychiatrique de Bassens. Je sais alors que je risque d'y passer un long moment ...