mercredi 12 septembre 2018

La Différence est une Force !

Ne pas considérer le trouble psychique
comme une tare, une carence ou un atavisme mais comme une façon différente de penser ce monde.

— φhase III (@phase3) 12 septembre 2018


mercredi 22 août 2018

Cigarettes et cachetons

" Il a été constaté que les patients schizophrènes avaient fréquemment recours au tabagisme comme automédication pour compenser les déficits dus à leur maladie ou pour les soulager des lourds effets secondaires de leur traitement (léthargie, perte de motivation,…). Le cortex préfrontal (région associée à la cognition : la prise de décision et la mémoire de travail) est une des zones altérées chez les patients présentant des troubles psychiatriques comme la schizophrénie, qui peuvent s’accompagner d’un tabagisme intensif. Dans une situation non pathologique, l’activité du cortex préfrontal est modulée par des neurotransmetteurs (l’acétylcholine) via les récepteurs nicotiniques situés à la surface des cellules nerveuses ".


J'ai un problème à régler avec mon Grand-Père, décédé en 1965, d'un cancer du poumon et donc avec  la cigarette.  Il y a un vrai lien entre tabac et  schizophrénie: Quand j'ai été en crise (ou un tout petit peu avant), j'ai toujours fait, une tentative de sevrage nicotinique mais quelques jours après, je me retrouvais au CHS entre 4 murs, hospitalisé. Après ...  je reprenais la clope.

Je crois que ça marche dans les 2 sens: Si j'arrête de fumer, je retombe malade & quand je retombe malade, je suis au maximum de ma motivation pour arrêter de fumer. 

Je me pose aussi une question en terme de fidélité à mon Grand-Père, Auguste GOIRAND, une interprétation néo chamanique, héréditaire et épigénétique de mon rapport à la cigarette.

Quelque chose qu'il me faut régler !


lundi 20 août 2018

Le schizophrène n'est pas sociable !


Quand ils sont hospitalisés, les schizophrènes se plaignent souvent que leurs amis les laissent tomber.

C’est vrai que j’ai ressenti ce genre d’abandons lorsque j’étais seul entre les 4 murs d’une chambre d’hôpital psychiatrique. 

Solitude, aussi, et souvent pire, quand il me fallait ré-affronter la vie sans pratiquement aucun autre soutien que celui des structures médicales (psychiatres, psychologues, infirmiers, assistante sociale, centre de jour ...). 
Solitude dans la tête surtout et ce sentiment abominable de ne plus avoir personne à qui parler, ni par qui être compris.

J'ai quand même eu la chance d’avoir quelques copains fidèles qui ne m’ont jamais laissé tomber, même s'il faut le dire, je n’étais pas d’une compagnie très hilarante. Quand la plupart avait déserté le navire, ceux-là m’ont quand même soutenu dans l’épreuve de la maladie ne cherchant pas à comprendre ni pourquoi j’étais malade ni si j’avais une quelconque chance de rémission. 
Ils ont continué à être mes potes, tout simplement, me parlant comme si de rien n’était. Et de cela, je les en remercie.


Les autres comme ils cherchaient à m’analyser, voire à me juger, se sont vus renvoyer une image tellement inquiétante et incompréhensible de ce qu'il se passait dans ma tête qu’ils sont partis à jambes déployées. Je ne leur en veux pas.

mercredi 15 août 2018

Optimisme & fluidité de la pensée


Longtemps, j'ai considéré mon cerveau comme une machine déréglée mais je sais aujourd'hui qu'en matière de fonctionnement du cortex rien n'est irrémédiable !

Plusieurs thérapies cognitives et comportementales et, depuis 2015, la fréquentation du Neurocercle de Grenoble, m'ont apporté la confirmation que les connexions cérébrales sont évolutives et modifiables.

La schizophrénie étant due à une dérégulation des flux dopaminergiques et hormonaux, je suis, depuis longtemps, en upgrad permanent, à essayer de tripoter les réglages dans tous les sens dans le but de m'améliorer et de sortir de la maladie. Les facteurs sur lesquels j'ai travaillés sont; 
  1.  la posologie des neuroleptiques, 
  2.  mes interactions cognitives,
  3.  mon développement personnel.
Jour après jour, je les optimise pour trouver la position des curseurs la plus confortable pour ma vie quotidienne. En appliquant quelques principes hygiénistes et libérateurs vis à vis de la rumination, je vise à une certaine fluidité de la pensée et surtout à un optimisme qui, il faut bien le dire, ne sont pas mes qualités premières.

vendredi 10 août 2018

Supplique aux anti-psy :

Si vous avez une solution pour me sortir de la schizophrénie avec de la poudre de perlimpinpin ou un chamane à 2 balles, je suis preneur !


Arrêtons de cracher sur la psychiatrie car, pour le moment, je n'ai trouvé aucune autre solution pour avoir une vie décente ou pour endiguer ce mal qui me ronge depuis 35 ans. 

jeudi 9 août 2018

Schizophrénie : une maladie qui ne va pas de soi.

Je regarde et j'écoute beaucoup d’émissions sur la schizophrénie (trop peut-être !). En voici une qui apporte des éclaircissements nouveaux sur la pathologie, notamment sur la désorganisation cognitive et l'intemporalité typiques à la maladie.

vendredi 26 janvier 2018

RUMINATION

Ces sortes de pensées circulaires, répétitives, stériles, irrépressibles et anxieuses portant sur la même préoccupation.sont épuisantes et sont communes à beaucoup de pathologies.
Pour savoir si l'on est dans la réflexion ou dans la rumination, il convient de se poser les 3 questions suivantes :
  1. - Est-ce que cela va mieux depuis que je pense à ce sujet ?
  2. - Est-ce que le fait d'y penser me rapproche d'une solutions ?
  3. - Est-ce que j'y vois plus clair ?

Pour couper avec la rumination, le mieux (pour moi) est d'aller faire un tour en ville ou de pratiquer une activité dans le Flow d'ordre physique, sociale ou artistique.
En sortir par un simple effort intellectuel est pratiquement impossible. Certains préconisent cependant d'écrire, penser ou dire la phrase : " J'attends la prochaine pensée " mais je ne trouve pas cela tellement efficace.

lundi 22 janvier 2018

Gros sac plein de dopamine et de graisse !

Il y a beaucoup de théories sur la schizophrénie. J'en cherche chez moi les causes depuis des années. 
C'est peut-être un peu idiot car souvent mes recherches me projettent dans un passé extrêmement douloureux. Il y a eu le dénie de la maladie, le sentiment d'injustice et surtout beaucoup de tristesse quand je m'imagine vivant sans cette pathologie.

 Aujourd'hui, il me semble pratiquement impossible de me passer (sur le long terme) des neuroleptiques.


L'épisode de février 2017 me montre que (même accompagné) il est très risqué pour moi de les arrêter.  Me voilà condamné à en prendre toute ma vie.

A la manière de Gérard Garouste, cela me serait bien égal. Ce serait même un bien si je ne grossissais pas comme c'est actuellement le cas. J'ai repris 15 kilos en moins d'un an ... Et ça , c'est difficile !